VESPINI Jean-Paul : Zola à bicyclette[1]
Subtile idée que ce cadeau d'anniversaire, combinant mon amour du vélo et de la littérature car ce livre, qui n’est pas simplement un ouvrage anecdotique sur Emile Zola à bicyclette, utilise le prisme du vélo pour s'intéresser au contexte historique de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle. Voilà une balade littéraire dans des paysages aussi variés que ceux de : l’économie (révolution industrielle, succès technologique, innovation[2], évolution des ventes de la « petite reine »[3]), l’actualité sociale (manifestations ouvrières[4]) la politique (affaire Dreyfus[5]), la sociologie (émancipation des femmes[6], mode[7] popularité de la pratique du vélo dans toutes les classes sociales[8]), le sport (écoles de vélo[9], développement des manifestations sportives[10]), la santé[11] (pratique du vélo et évocation des bienfaits du cyclisme tant par Zola lui-même que par les médecins (notamment le docteur Samuel Pozzi) ou par d’autres célébrités telles que Jean-Casimir Perrier président de la république), l’art (évocation de John Singer Sargent peintre notamment du Dr Pozzi, d'Octave Mirbeau, de Marcel Proust, de Georges Bizet, de Wagner[12], de Sarah Bernhardt[13], de Théophile Gautier, de Maupassant, de Zola dans son quotidien d'écrivain[14]), la presse tant généraliste (Figaro, L’écho de Paris, Le Temps) que spécialiste (La Bicyclette, Paris-Vélo) constitutive de la grande majorité des sources de l’auteur, et aussi la philosophie (époque malade du progrès[15], ouvrages Fécondité, Les Evangiles[16]… Remarquable randonnée!
Docteur Samuel Pozzi chez lui Portrait par John Singer Sargent (1856-1925)

[1] Zola à bicyclette de Jean-Paul Vespini chez Arthaud Flammarion 2024.
[2] Pages 125, 129
[3] Pages 68 et s.
[4] Page 74
[5] Pages 221 et s.
[6] Page 155 et s
[7] Page 161
[8] Page 61
[9] Page 35 et s.
[10] Page 151
[11] Page 60
[12] Pages 206 et s.
[13] Page 157 et s.
[14] Pages 199 et s.
[15] Page 131 et s. pages 194, 195
[16] Page 255 et s.
Quel rat invisible,
venu des murs de la nuit,
grignote le gâteau lacté de la lune ?
Demain matin,
Quand il se sera enfui,
Il y aura là des traces de dents sanglantes.
Demain matin,
ceux qui se seront enivrés toute la nuit
et ceux qui sortiront du jeu,
en regardant la lune,
balbutieront ainsi :
« A qui est cette pièce de quat’sous
qui roule sur la table verte ? »
« Ah ! ajoutera l’un deux,
l’ami avait tout perdu
et s’est tué ! »
Et tous ricaneront
et, titubant, tomberont.
La lune, elle, ne sera plus là :
Le rat l’aura emportée dans son trou.
Voalavo tsy hita inona,
avy any ankoatry ny rindrin’ny alina
no mikiky ny mofo rononon’ ny volana ?
Rahampitso maraina,
rahefa nandositra izy,
dia hisy dia-nify misy ra co.
Rahampitso maraina,
ny olona avy nimamo nandritry ny alina
sy ny olona avy niloka,
raha mijery ny volana,
dia hiboredika hoe ;
« Voamenan’iza iry mihosin-dra
mikodia ery amin’ny latabatra maitso ? »
« A! hoy ny iray aminy
may daholo ny an’ilay sakaiza
ka namono tena izy ! »
Dia hikakakaka daholo izy
ary hiraingiraingy hianjera.
Ny volana kosa, tsy ho co intsony :
nentin’ny voalavo any an-davany izy.
Photo L'Altérité

Moi,
par les interstices des feuilles qui en retombent
comme des larmes noires qui ne cessent de couler,
je ne puis rien discerner
et n’entends que des bribes de paroles
où reviennent souvent les mots : Égypte
et Israël.
Je me hausse sur une motte de terre
fleurant l’herbe foulée,
et j’écarte la verdure qui me gêne les yeux ;
un petit oiseau migrateur sanglote près de la cime ;
et je lève la tête ;
mais ce sont les étoiles que je vois :
bulbeuses comme les aulx,
mouchetées comme les cailles,
elles me rappellent les prières que je viens de confondre,
et, dans le désert de l’azur imérinien
où il me semble que l’exode
refuit les Pharaons,
voilà que les Religions se rencontrent ─
et toi aussi, ô mienne, ô Poésie !

Cette œuvre de Steven W. Forward (1952 – 2010), intitulée « Pop Art » (1985) est exposée au Musée d’Art Moderne de San Paolo (Californie). Elle est emblématique de sa recherche et participe d’une démarche motivée principalement par la volonté de réagir au Pop Art caractérisé, selon lui, par une ambiguïté foncière : comment produire une œuvre sérielle et banale comme reflet de la société industrielle et de la consommation de masse et participer en même temps à une réelle création de valeur sur le marché de l’art telle que catalyse habituellement l‘unicité de la composition.
Forward traduit l’alchimie consistant à transformer des choses de genre dévalorisée par leur massification (boites de conserve, canettes de coca cola, portraits sérigraphiés) en corps certains valorisés (individualisation notamment par apposition d’une signature) en présentant une canette de coca cola ayant subi une double mutation juridique et physique. L’objet standard est d’abord caractérisé par sa fongibilité. L’apposition d’une marque de fabrique l’individualise par rapport aux produits concurrents mais la production de masse le maintient dans sa nature primaire. Il perd sa fongibilité lorsqu’il est approprié. Il devient res nullus lorsqu’il est jeté. Dès lors, sa sérialité est définitivement rompue non seulement par les manipulations du hasard qui transforme l’objet 3D en un objet 2D par écrasements multiples mais également par sa réappropriation et son changement de statut. L’encadrement fixe alors non seulement son histoire mais également son historicité artistique.
Pourquoi alors intituler cette œuvre « Pop Art » si elle constitue précisément une réaction au mouvement initié notamment par Andy Warhol ? Steven W. Forward montre que malgré son écrasement, la boite de coca cola conserve la mémoire de ses trois dimensions initiales par un phénomène naturel d’anamorphose. Celle-ci suggère sa capacité à retrouver son volume comme, dit-il, « dans les dessins animés de Tex Avery où les toons écrasés retrouvent leur forme initiale en même temps qu’un « pop » post synchronisé souligne la métamorphose ».
Steven Forward « Pop Art » 1985 Boite de Coca Cola écrasements multiples et fortuits

Après avoir présenté un article de Georges-Joseph RAZAFIMAMONJY portant sur l'engagement du poète Jean-Joseph RABEARIVELO, la revue L'Altérité souhaite mieux faire connaitre ce poète malgache en publiant quelques unes de ses poésies éditées chez Sépia et Tsipika dans un recueil intitulé "Traduit de la nuit". Nous publions la poésie en français et en malgache telle que l'ouvrage "Traduit de la nuit" la présente mais aussi dans le but de respecter le souci du poète qui n'a eu de cesse de renouveler la langue malgache tout en s'auto traduisant. En outre, le graphisme malgache présente en lui-même un rythme produit par la présence multiple des "y" qui fournit au lecteur ignorant le magache une sensation synesthésique consistant à visualiser les sons et, à l'instar d'une démarche formaliste et mallarméenne, à abstraire la poésie de son sens.

La revue L’Altérité présente un recueil intitulé « Le jardin est visage » suivi de « Dans l’invisible du chemin » d’Éric Chassefière publié aux éditions Encres Vives. Éric Chassefière est né en 1956 à Montpellier. Il est astrophysicien et poète. Dans son œuvre, il exprime notamment son amour de la nature dont le jardin constitue, depuis son enfance, une sorte de microcosme de la beauté. Sa poésie est toute de sidération et pantelante mais elle n’exclut pas la puissante curiosité du chercheur qui pétrit les mots en quête de sens face à l’indicible.
Faut-il chercher quelque rationalité dans la succession de ces cinquante poésies comme on cherche du sens dans l’équation aussi dense que le poème ? Faut-il trouver du sens à la chronique comme l’écho de l’œuvre recensée ? Faut-il chercher dans ces vers la cohérence de la mathématique et affirmer que l’œuvre d’Éric Chassefière est une œuvre cosmique ? La lecture de « Le jardin est visage[1] » est une promenade. Une promenade au jardin, soit. Une promenade dans l’abstraction comme on divaguerait dans une œuvre de Kandinsky au milieu des vibrations et de la musique des couleurs. Mais la divagation du lecteur est celle d’un étranger. Car il y a dans la narration poétique d’Éric Chassefière une intimité qui sourd entre le jardin et lui comme la source de l’Être. Cette poésie est à la fois une poésie de l’immanence et de l’ontologie. Elle est l’histoire d’un homme se regardant, celle d’un vis-à-vis, d’un visage à visage de son enfance à aujourd’hui où la proximité entre l’homme et le jardin confine à la fusion. Elle est l’histoire de sa mémoire où réside un peu de nostalgie. Il n’y a pourtant dans ce rapport, non… rapport n’est pas le bon mot car il suggère une hiérarchie, un numérateur et un dénominateur. Il n’y a dans cette union aucune posture ni dans cette évocation aucune figure de style. Tout est échange mais rien dans cette harmonie n’est symbiotique car ni l’homme ni le jardin ne tirent profit de l’autre.
Dans « Le jardin est visage », tout est questionnement. La beauté du jardin est métaphore du cosmos, profond comme la fleur à moins que la fleur n’en soit la représentation microcosmique. Le jardin est corps. Il est yeux, mains, lèvres, peau, cœur, sang. Il est la beauté. Il est l’indicible. Et comment traduire l’indicible autrement qu’en cherchant Dieu ? Mais le Dieu d’Éric Chassefière est substance. Appartenir au monde en cette fusion c’est être le monde. Le jardin est nature. L’homme est nature. Nul artefact. Nulle production. Le jardin et l’homme sont substance au sens où ils ne sont le produit de rien, ils ne sont le produit d’aucune intervention extérieure puisqu’une substance est précisément ce qui est en soi et est conçu par soi. L’être est jardin. Le jardin est l’être. L’oiseau nait de l’arbre et l’arbre de l’oiseau. Dieu est substance au sens où nul ne peut dire que Dieu est une création de l’univers ni que Dieu a créé l’univers. Dieu ne provient de rien.
Ainsi peut-on dire qu’il n’y a rien de transcendantal dans la poésie d’Éric Chassefière. Tout est immanence : « immanence de la source… immanence de ce chant… tout se cache en tout… tout vient s’y lire en tout ». Les 55 occurrences du mot « tout » suffisent à montrer, combien dans cet englobement, la nature s’engendre d’elle-même. Elle est incréée. L’Être n’est-il pas alors que dans cette contemplation ? Dans ce questionnement permanent, le poète considère : étymologiquement, il a le nez dans les étoiles. Il y a quelque chose de sidéral dans cette attention qui constitue une forme d’ontologie de l’homme, une sorte d’ontologie extrême au sens où il n’y a d’homme que s’il y a cette extrême attention.
Revenons à l’univers puisque la réflexion d’Éric Chassefière est sidération. L’espace n’a ni goût ni odeur. Sa poésie fait exclusivement référence aux sens de l’ouïe, de la vue et du toucher. La pluie n’a pas de parfum. Elle chante, elle claque, elle rebondit. Elle est perçue de l’intérieur comme de l’intérieur d’un vaisseau. Mais l’espace a-t-il du son ? L’espace est silence total[2]. Univers et jardin sont silence. Le silence est traduit par des mots. Le silence est l’essence des choses. Du silence, nait la musique et la musique est traduite par la poésie qui chante. Elle est Bach qui scande. Elle est rythme et pulsation. Elle est vibration. Elle est « rumeur du monde ». Elle est « Le chant du monde » Gionien. Le poète donne voix au jardin. Dans cet éther, la musique est abstraction, l’abstraction est la suggestion des choses. Le vent est solaire et de ce vent fleurit l’aurore boréale.
« …de la lumière
du vent né de la lumière
du lointain caressant l’ici
avec l’éveil du jour
s’endort la nuit
dont le jardin est premier rêve
écouter jusqu’à ne plus entendre
regarder jusqu’à ne plus voir
s’éveiller à la vérité de soi »
« Le chat fait cercle de son corps ». Et le chat est une onde qui ne se propage pas dans le vide. Des objets, ne subsistent que les contours. Tout est liseré, rive, frontière, lisière, ourlet. Tout est légèreté comme le halo de l’étoile. Tout est fugace : l’instant, l’oiseau, la mémoire, la fleur… Chaque mot exprime, au-delà de son sens intrinsèque ou supputé, une sensation, une impression, un attribut, un caractère. Il y a l’objet et son esprit. La fleur est rose rouge, elle est légère, fugace comme le temps et profonde comme l’espace.
Il en est ainsi des mots que la langue du poète roule comme des galets au point d’en arrondir les angles et d’en faire disparaitre le sens. Éric Barbier, dans sa préface, dit : « Le jardin est visage, visages aussi de ce que l’on reconnait lui qui échappera continuellement à toute tentative d’appropriation. ». La philosophie est remise en cause permanente de toute certitude. L’approche du concept de substance par Éric Chassefière est spinozienne. La science est son métier. Sa poésie est recherche du sens des mots qu’il tort comme il tort les vérités mais dans la simplicité d’un champ (et d’un chant) lexical qui consiste à combiner les mots, à les presser, à en faire jaillir la multiplicité des sens par l’absurde. Le poète, dans sa quête du beau, raisonne par l’absurde. Ses associations sémantiques sont toutes plus improbables les unes que les autres parce qu’il tourne le langage jusqu’à l’abstraction. Là seulement, peut sourdre une vérité comme celle du jardin-espace qui lui coule dans les veines. Le vent est profondeur des mots. Chez le poète, la synesthésie n’est pas une figure de style. Ni l’oxymore. Elles sont équation : l’inconnu, l’indicible, le « x » (le beau ?) supposent ces filiations verbales. La synesthésie est recherche : « parfum de l’ombre… légèreté d’écoute du feuillage à la blancheur d’une aile de silence… on ne voit que vent pulsation de la couleur… que soleil de l’ombre… silence de la parole… entendre la lumière… ». Le poète écrit l’indicible. Il écrit la beauté. L’indicible beauté. Cinquante poèmes cherchent la beauté.
[1] Eric Chassefière, « Le jardin est visage » suivi de "Dans l'invisible du jardin" chez Encres Vives » N° 537 juillet 2024.
[2] Le terme silence est employé 59 fois dans le recueil soit plus d’une fois par poème.
L’Ethiopie inspire-t-elle la poésie ? Pas celle de Rimbaud qui n’écrivait déjà plus lorsqu’il s’est installé en Abyssinie. Mais incontestablement celle de Peire Joi qui y a vécu trois ans et relate, dans un petit recueil intitulé « Tïzïta[1] », à l’instar du poète de « Une saison en enfer » qu’il cite en exergue, les silences, les nuits et le vertiges.
Ici, tout est dualité. Rien n’est binaire. Voilà la quintessence de l’altérité : respect de l’autre et difficulté d’être soi. L’Ethiopie ne se donne pas. Il faut aller la chercher dans sa complexité religieuse, culturelle et linguistique et les blessures qu’elle porte sont le produit des violences hégémoniques qu’elle a subies et dont les plaies purulent encore dans l’enfer du mercato. Les sens sont secoués dans un brouillon synesthésique que suggèrent la beauté dans la beauté et la beauté dans la laideur. Le fruit est délice et pestilence. La ville est chaos et sainteté. La nature est nature et artefacts.
La beauté est à cueillir dit Peire Joi. Le lecteur se délecte d’abord, sans réticence, des jaune d’or de Sululta, mauve pastel des saponaires, oranger des tulipiers, bleu Majorelle des jacarandas et rose des pampres de vignes. Il respire la térébenthine des mangues, l’encens et le café. Ecoute les trilles des oiseaux, s’émeut de la brillance des feuilles. Mais il est bientôt rattrapé par le musc de la civette à la puissante fragrance. Il poursuit son voyage dans l’odeur chaude de la french bakery puis dans le fumet du gazole. Et la chanson de l’eau du torrent qui « descend de la montagne comme un bâton de pluie » devient un roulement où s’entrechoquent les détritus des poubelles.
On ne sait pas si le paysan cultive la terre ou le pétrole. Si l’enfant est un chien dénudé raclant le caniveau ou un écolier vêtu à l’anglaise. S’il faut manger ou simplement, « saucer le soleil avec les doigts ». S’il fait chaud ou s’il fait froid. S’il fait sec ou humide. On ne sait pas distinguer le passé du présent. L’utile de l’inutile. Le paganisme du religieux. Le rituel de l’attraction touristique. Ni « Comment accéder à la beauté des choses (…) derrière la barrière des signes de l’alphabet amharique ».
Peut-être en écoutant « l’African jazz Village (qui) réinvente chaque soir le temps des « big band » au son du vibraphone du Dr Mulatu Astateke ». Ou en écoutant en votre lecture, la musique de « Timkat Gondar » :
Des cohortes d’anges
cotonnade flottante
descendent des collines au matin
elles s’épanchent vers les bains
scellés de racines
au figuier des banians séculaires
Les thermes de Fasiladas
vaste baignoire ointe
à l’eau du baptême
au soir s’offre à la lueur des chandelles
mille paires d’yeux ailés
peintes au ciel de Debra Birham
Petits cailloux sur le chemin du bien
prêts à trouver partout
la ferveur du renouveau
comme autant d’orantes
danse au tambour kebero
la foule éprise des oiseau du bon dieu.
[1] Peire Joi « Tïzïta » aux éditions « Encres vives » Livraison 401 été 2024.
Peter Flabby est un peintre plasticien américain né en 1950 qui a consacré aux USA et en France quelques années de sa carrière d’artiste à travailler dans les centres d’art thérapie spécialement destinés aux personnes âgées.
"Entre l’art contemporain qui ensemence nos têtes, et le tout est art pourvu qu’on l’explicite, il y a parfois confusion. La taille du panneau qui accompagne une pièce est inversement proportionnelle à la vanité et à la vacuité de l’œuvre. Allan Dorster montre ici, dans une composition triptycale où fusionnent dynamisme et staticité, la genèse de cette confusion. Le tout est art se présente d’abord comme un amalgame de productions désorganisées rasant le fond d’un mouvement pictural d’autant plus identifiable qu’il n’est que la récupération opportuniste d’un marché qui s’enlise dans des préoccupations plus quantitatives qu’esthétiques.
Catherine Andrieu est une artiste poétesse, peintre et pianiste dont nous publions les oeuvres extraites de ses précédentes publications chez Rafael de Surtis, chez L'Harmattan ou chez les Editions du Petit Pavé. Elle publie également à L'Altérité "Les ailes du papillon" dans la collection "La couleur du son".