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Paris, le 27 avril 1965 |
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Louis Hérault
10, Avenue des Ternes
Paris
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Lucie Dumontel
14, Avenue du Roule
Neuilly sur Seine
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Chère Lucie,
Martine Laborde m’a donné tes coordonnées, et je me permets de t’écrire ce qui me paraît être la meilleure façon de communiquer avec toi. Il m’est difficile de te voir, je fais des révisions intenses pour mes derniers examens et, chaque weekend je pars pour Orléans chez ma mère où je dépose mon linge, où je mange bien et dors bien car cela est important pour garder la forme avant les épreuves.
Cependant, je pense qu’il ne faut pas trop se refermer sur soi car cela rend toujours heureux de donner quelque chose à quelqu’un. Prends donc ma lettre comme un cadeau.
J’ai aimé ta présence à Pâques en Vendée, j’aime te voir rire, je te sens généreuse, je voudrais découvrir ta vraie nature. Il faut que tu commences à te raconter. J’ai la notion que quelque chose nous dépasse et que nous le découvrirons ensemble. L’humilité réside en une vision simple des choses. C’est Fernand Gregh qui parlait « D’une âme qui s’enivre au spectacle du monde ». Ce spectacle essentiellement dynamique, il nous faut apprendre à le regarder.
Je sais que nous pensons l’un à l’autre. Tes pensées, je voudrais que tu me les confies, j’attends avec impatience ta réponse. Je te donne mon adresse parisienne.
Photo Michel Rosse
